Vie chère en RDC : l’UDECOM exige des mesures concrètes du Gouvernement

L'union pour la Défense de droits des consommateurs au Congo, (UDECOM) s'insurge contre la vie chère en République Démocratique du Congo. Elle exige au gouvernement de faire une communication claire sur la structure des prix de biens et services dans le pays; et par surcroît prendre des mesures idoines pour juguler la destruction du social des Congolais.
Me Jean René Kibau, Secrétaire Général de L’union pour la Défense de droits des consommateurs au Congo, (UDECOM), au siège de l’UDECOM à Kinshasa, le 18 juillet 2023.© L’EXPRESSIF/ Francis MBALA

L’union pour la Défense de droits des consommateurs au Congo, (UDECOM) se dit préoccupée par la dégradation du pouvoir d’achat des Congolais causée par la vie chère sur l’ensemble du pays.

Dans un entretien avec L’EXPRESSIF,  mardi 18 juillet, le Secrétaire Général de l’organisation fustige également le manque d’une communication claire de la part du Gouvernement sur la structure des prix sur le marché. Me Jean René Kibau estime que cela est une violence du droit de la population à l’information.
« Nous ne pouvons pas être à l’aise quand les droits des consommateurs sont laisés. Sur le plan du sort des consommateurs nous sommes inquiets.Les droits des consommateurs consistent essentiellement à protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.À lui fournir les informations nécessaires par rapport à ce qu’ils consomment éventuellement à l’évolution du marché; mais aussi lui donner la possibilité de choisir et se faire entendre.C’est au pouvoir public de le faire», explique Me Jean René Kibau.

Il déplore que les propositions faites à l’Etat par l’U DECOM, voici près de 5 ans lors des consultations préparatoires en amont de la formation du Gouvernement SAMA 1 ne soient pas prises en compte par le Gouvernement de la République pour éviter la situation chaotique à la population.

« Nous avions proposé au Gouvernement, vu l’échec du ministère de l’économie par rapport au contrôle des prix, qu’on puisse constituer une structure de régulation des prix.Je crois que si on avait mis en place cette autorité, si on avait renforcé l’autorité actuelle du Ministère de l’économie par rapport à la matière, on aurait pu nous éviter cette situation.La flambée des prix se fait aux proportions de 50%, à 100%.», s’inquiète Me Jean René Kibau.

Reconnaissant les conséquences
de l’économie congolaise dominée par l’importation, l’UDECOM estime cependant que le train de vie démesuré des institutions y est également pour beaucoup dans la dégradation du tissu social dans le pays

« Nous avons dernièrement interpellé le Gouvernement lui demandant de prendre des mesures nécessaires pour éviter des dépenses publiques inutiles.», renseigne le Secrétaire Général de L’union pour la Défense de droits des consommateurs au Congo.

L’UDECOM estime non fondés les arguments du Gouvernement qui attribue la grogne sociale au Congo à la conjoncture économique mondiale.
« On ne peut pas se réfugier au contexte de la crise mondiale, lorsque nous savons qu’il y a une année, deux ans, la cour du cuivre et du cobalt était en hausse.Il y a eu des devises qui ont été générés.Qu’avons-nous fait de ces devises.Il y a la gestion des finances publiques qui se pose aussi.Il faut clarifier cette gestion, il faut réduire le train de vie de l’État.Il y a des mesures internes immédiate qu’on doit prendre.C’est très facile de se cacher uniquement derrière la crise internationale.», déclare Jean René Kibau.

L’union pour la Défense de droits des consommateurs au Congo projette de saisir le gouvernement, le conseil économique et social ainsi que toutes les autres instances qui peuvent «s’impliquer tant soit peu pour juguler cette crise».

«L’heure est pour le moment à interpeler le Gouvernement à travers le droit à être informé, à travers le droit à la sécurité ; mais aussi le droit d’être entendu.
On doit informer la population les causes lointaines et immédiates réelles de cette situation.Si nous allons d’abord par une vérité de communication, on respecte les consommateurs.Il faut que le Gouvernement prennent et applique les mesures concrètes pour la sécurité des consommateurs.Pour éviter la flambée des prix et la surenchère.Le Gouvernement est appelé à réagir.», insiste Me Jean René Kibau.

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