RDC : la peine de mort divise les défenseurs des droits de l’homme, l’État et certains citoyens

Vingt-trois civiles kidnappeurs dans la ville de Kinshasa ont écopé la peine de mort dans le procès en flagrance devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/ Gombe.La sentence a été prononcée dans la nuit du jeudi 06 juillet 2023.Les criminels sont condamnés pour association des malfaiteurs, vol à main armée, meurtre et assassinat.Plusieurs autres […]
À l’audience du procès en flagrance dans l’affaire de l’enlèvement des personnes à Kinshasa devant le TGI/ GOMBE à Kinshasa, le 06/07/2023.Droits tiers

Vingt-trois civiles kidnappeurs dans la ville de Kinshasa ont écopé la peine de mort dans le procès en flagrance devant le tribunal de grande instance de Kinshasa/ Gombe.
La sentence a été prononcée dans la nuit du jeudi 06 juillet 2023.
Les criminels sont condamnés pour association des malfaiteurs, vol à main armée, meurtre et assassinat.
Plusieurs autres peines sont prononcées contre la majorité d’entre eux au regard de nombre d’infractions retenues à leur charge.

Parmi les accusés, seule la prévenue Makwa Réda a écopé d’une peine respirable de deux ans de prison avec sursis.Les juges n’ont pas trouvé des faits graves à son encontre.
Les condamnés à mort ne seront pas exécutés à cause du moratoire instauré en 2003 dans le pays pour l’abolition de la peine de mort.

Ce procès ouvert lundi en audience publique à Kinshasa vient réalimenter le débat public en RDC sur la nécessité ou non d’appliquer l’exécution de personnes condamnées à mort dans le pays.

En public, les défenseurs des droits de l’homme sont unanimes et exigent l’abolition de la peine capitale en RDC.

Le Président de l’association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ), déclare qu’aucune infraction ne peut être valable pour retirer la vie à un être humain.
Me Georges Kapiamba demande à l’état congolais de s’investir pour l’abolition de la peine de mort.

« Il faudrait d’abord que le Gouvernement lance un débat public sur la nécessité de l’abolition de cette peine avant de saisir le Parlement par un projet de loi. En d’autres termes, il faudrait dégager un consensus national en vue d’espérer cette abolition. Car, il me semble que la majorité de congolais n’est pas bien informée sur l’inutilité de cette peine dans un État des droits de l’homme.», exhorte t-il.

Me Georges Kapiamba, President de l’association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) dans son bureau à Kinshasa.Droits tiers

De leur côté certains citoyens et l’État Congolais estiment que la peine de mort est dissuasive au regard de la gravité de faits commis par certains individus dans le pays.

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