RDC : Le flou demeure autour des résultats de l’examen d’État édition 2023

Certains syndicats des enseignants émettent la crainte sur la véracité des résultats de l'examen d'État édition 2023 en cours de publication suite à la grève depuis juin dernier du personnel commis à la correction des épreuves. Le Ministère de l'enseignement primaire, secondaire et technique parle quant à lui des résultats authentiques travaillés par un service minimum de correcteurs de l'examen d'État.
Les lauréats célèbrent la réussite à l’examen d’État à Kinshasa.© Droits tiers

Un épais nuage plane autour de la véracité ou non des résultats de l’examen d’État édition 2023 dont la publication a commencé vendredi 18 août.
La Synergie des enseignants de la RDC avait exprimé jeudi 17 août, le jour de l’annonce par le Ministre de l’EPST Tony Mwaba du début de la publication de ces résultats vendredi 18 août, sa crainte de voir le Ministère de l’EPST publier des résultats biaisés ne reflétant pas la réalité.
Dans sa déclaration à la presse, cette structure syndicale des enseignants appuyait son argumentaire par le fait que le centre national de la correction de l’examen d’État est fermé à la suite de la grève des correcteurs de ces épreuves ainsi que des inspecteurs de L’EPST en charge de cette tâche depuis le mois de juin dernier.
Ces agents réclament leurs arriérés de prime des éditions 2021,2022 et 2023 de l’examen d’État.

Le Ministère de l’EPST balaye du revers de la mains toutes ces accusations de la synergie des syndicats des enseignants de la RDC et clame la véracité des résultats de l’examen d’État en cours de publication.
Invité à l’émission dialogue entre Congolais lundi 21 août à la radio Okapi, le chargé de communication du Ministre de l’EPST, a confirmé que malgré la grève, le centre national de correction de l’examen d’État ne pas fermé.D’après Joël Cadet Ndanga a expliqué qu’un service minimum y est à l’œuvre et ce ce dernier qui produit les résultats de l’examen d’État en cours de la publication.

Le Secrétaire général du Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) et rapporteur général de l’Union des syndicats de l’inspection générale de l’EPST, Henri Longendja soutien également la thèse de résultats travaillés par un service minimum.Il rejette les allégations de la Synergie des enseignants de la RDC et plaide pour le paiement par le gouvernement des primes des inspecteurs en grève.

Le Ministre des finances tueur de l’enseignement contre le Chef de l’État ?

Du côté de la société civile, le Président du Conseil d’Administration de la Ligue de la Zone Afrique pour la Défense des droits des Enfants et Élèves, (LIZADEEL), Joseph Gode Kayembe dédouane le Ministre de l’EPST, Tony Mwaba au sujet de non paiement des primes des agents en charges de la correction des épreuves certificatives dans le pays.
Il accuse plutôt le Ministre des finances de bloquer le paiement de ces agents pour tordre le coup au programme de la gratuité de l’enseignement, cheval de bataille du chef de l’État Félix Tshisekedi.

«On ne peut pas s’imaginer que dans ce pays ici, les inspecteurs qui travaillent pour la correction des examens puissent avoir des arriérés.Ça ne se conçoit pas.Pourquoi le Ministre des finances ne débloque pas l’argent destiné aux inspecteurs !?.
Quand on les démotivé c’est dans quel objectif ?
C’est-à-dire qu’il (le Ministre) travaille contre la performance.Il travaille contre le Président de la République qui voudrait que la qualité de l’enseignement soit améliorée.Il travaille contre la volonté du Président.Parce que si le Président de la République était à ce poste lui-même, il aurait débloqué les fonds destinés aux inspecteurs.On aurait pas connu tous ces problèmes qu’on connait aujourd’hui.Le Ministre de l’EPST n’a pas une caisse dans son bureau.Le Ministre de l’EPST se réfère au Ministre des finances pour payer à tous ces inspecteurs.En principe c’est le Ministre des finances qui doit répondre, pourquoi il ne paie pas aux inspecteurs.Il est entrain de bloquer la machine pour que le Président soit mal vu avec sa politique de la gratuité de l’enseignement.», insiste Joseph Gode Kayembe.


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