Répression de la manifestation anti MONUSCO à Goma : deux officiers militaires arrêtés

La commission interministérielle chargée d’enquêter sur sur la répression violente de la manifestation de la secte Mystico religieuse WAZALENDO le 30 août dernier à Goma, a après audition des responsables de la sécurité dans cette partie du pays dimanche 3 septembre, ordonné l’arrestation du Commandant de la Brigade ainsi que celui du 19ième Régiment de […]
La commission interministérielle annonce l’arrestation de deux officiers militaires coupables à Goma la nuit du dimanche à lundi 04 septembre.

La commission interministérielle chargée d’enquêter sur sur la répression violente de la manifestation de la secte Mystico religieuse WAZALENDO le 30 août dernier à Goma, a après audition des responsables de la sécurité dans cette partie du pays dimanche 3 septembre, ordonné l’arrestation du Commandant de la Brigade ainsi que celui du 19ième Régiment de la Garde républicaine.

Devant la presse, tard dans la nuit du dimanche à ce lundi, le Ministre de l’intérieur, Peter Kazadi, chef de cette délégation a depuis Goma, annoncé l’organisation d’un procès en flagrance dans les heures qui suivent pour que les responsabilités soient établies.

« À l’issue des auditions, nous avons auditionné tous les responsables militaires, sécuritaires de la ville, c’est-à-dire commençant par le Général militaire, le Commandant de la Zone de défense, le Commandant de la Police, des Services des renseignements [l’ANR] et la DGM, et sur instruction du Commandant suprême, (…) quelques responsables militaires ont été immédiatement déférés devant le Parquet, à l’Auditorat. Il s’agit du Commandant de la Brigade de la Garde républicaine et le Commandant Régiment. Ils sont placés en détention, et un procès sera organisé dans les heures qui viennent pour que les responsabilités soient établies », a annoncé le Ministre Peter Kazadi.

Le Ministre a appelé la population au calme et encourager tous ceux qui ont perdu les membres de leurs familles lors de cette manifestation de «se signaler à l’Auditorat supérieur, avec possibilité de se constituer partie civile dans le procès qui va être organisé».

La mission s’est des émissaires du Gouvernement s’est poursuivie ce lundi à Goma avec la consultation des membres de la société civile.

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