RDC : «le retrait de la MONUSCO est une nécessité impérieuse», déclare Félix Tshisekedi

Le Président Félix Tshisekedi a dans son discours à l’Assemblée Générale des nations unies le 20 septembre, déploré l’échec des missions des nations unies à stabiliser la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo et la région de grands lacs depuis 25 ans. Félix Tshisekedi a déclaré que le retrait de la MONUSCO du sol […]

Le Président Félix Tshisekedi a dans son discours à l’Assemblée Générale des nations unies le 20 septembre, déploré l’échec des missions des nations unies à stabiliser la situation sécuritaire en République Démocratique du Congo et la région de grands lacs depuis 25 ans.

Félix Tshisekedi a déclaré que le retrait de la MONUSCO du sol congolais s’avère désormais une nécessité impérieuse afin de consolider le progrès déjà réalisés par la RDC

« Après plus de deux décennies de présence, il est temps pour notre pays de prendre son destin en main et de devenir le principal acteur de sa propre stabilité.», a déclaré le Chef de l’État.
« Il est donc illusoire et contre productif de continuer à s’accrocher au maintien de la MONUSCO pour restaurer la paix en République Démocratique du Congo et stabiliser celle-ci.Par ailleurs, l’accélération du retrait de la MONUSCO devient une nécessité impérieuse pour apaiser les tensions entre cette dernière et nos concitoyens.», a ajouté Félix Tshisekedi annonçant avoir ramené le début du retrait progressif de la MONUSCO à décembre 2023 en lieu et place de décembre 2024.

Le Président de la République a exprimé l’indignation des peuples africains face à l’indifférence de la communauté internationale, en l’occurrence du conseil de sécurité des nations unies au sujet des problèmes sécuritaires qui rongent le continent.
Il a plaidé pour la réforme profonde de l’ONU et l’élargissement du conseil de sécurité des nations unies avec l’intégration en son sein de deux membres africains en qualité de membres permanents.
Félix Tshisekedi a salué les sanctions imposées par les États-Unis à certains responsables de la rébellion du M23 et exigé l’élargissement de ces actions à tous les acteurs impliqués dans des crimes sur le sol congolais.
Par ailleurs, le Chef de l’État a déclaré qu’aucun dialogue ne sera jamais accordé à ce groupe rebelle qui opère à l’Est de son pays au nom du Rwanda voisin.Un message lancé sous les ovations de la délégation congolaise dans la salle de l’Assemblée Générale des Nations-Unies à New-York.

Au chapitre des équilibres écologiques, le Président Félix Tshisekedi a déploré le non respect par les pays pollueurs de leurs engagements à payer à d’autres nations les dommages causés à la planète par leurs actions.
Il a regretté que le réchauffement de la terre soit encore loin d’être maintenu à 1,5°C.Pour ce faire, le Président Congolais a appelé les nations du monde à créer un marché carbone équitable.
Félix Tshisekedi a également parlé des efforts fournis par le gouvernement congolais pour soulager les femmes victimes de violences sexuelles liées aux conflits armés dans le pays avec la création en décembre 2022 du Fonds National de Préparation des Victimes de violences sexuelles liées aux conflits et de victimes des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, (FONAREV).

Le Chef de l’État a confirmé l’organisation en RDC des élections générales à la fin de cette année.
Il a invité l’ONU à y jouer un «rôle important».

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