RDC : la CENI plaide pour la réforme de la législation électorale

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de la République Démocratique du Congo, a plaidé dimanche 14 janvier en faveur de la réforme de la législation électorale pour améliorer les processus électoraux dans le pays.Le Président de la CENI a exprimé les voeux de son institution dans sons mot de circonstances à l’occasion de la publication […]

La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) de la République Démocratique du Congo, a plaidé dimanche 14 janvier en faveur de la réforme de la législation électorale pour améliorer les processus électoraux dans le pays.
Le Président de la CENI a exprimé les voeux de son institution dans sons mot de circonstances à l’occasion de la publication des résultats provisoires des législatives nationales.

« J’aimerais attirer l’attention de toutes les parties prenantes sur le fait que depuis 2006, les processus électoraux en RDC sont confrontés aux mêmes difficultés et irrégularités.», déplore Denis Kadima qui rappelle la nécessité pour le pays d’apprendre des cycles électoraux antérieures

« La viabilité de notre jeune démocratie dépend aujourd’hui de leçons tirées de quatre cycles électoraux.Il est insoutenable que les élections continuent à se tenir en période pluvieuse; or la saison sèche offre un environnement propice pour le déploiement et l’acheminement du matériel électoral.Il est tout aussi insoutenable de voir cohabiter les dispositions anachroniques avec des mesures modernes dans les textes légaux qui régissent l’organisation des élections en RDC.», estime Dénis Kadima.

« C’est le cas par exemple du fonctionnement des centres locaux des compilations des résultats qui est en déphasage avec l’exigence légal d’utiliser la voie la plus rapide de transmission des résultats.Il en est de même de cas des divergences constatées entre les résultats issus du dépouillement manuel et ceux du dispositif électronique de vote.
Les derniers faits saillants de bourrage d’urnes et manipulation frauduleuse de DEV du scrutin du 20 décembre 2023 montrent les limites de la prééminence des résultats manuels tel que consacrée par l’article 67 de la loi électorale.»,illustre t-il.

« Il est donc temps que toutes les parties prenantes prennent conscience des réformes désintéressées à mener en vue d’améliorer les processus électoraux à venir », renchérit Denis Kadima.

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